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Le comité d’animation culturelle s’adapte aux incertitudes

Malgré les incertitudes liées à la situation sanitaire, le comité d’animation ne baisse pas les bras, et proposera des animations durant l’été qui s’annonce.

La saison sera quand même animée

Bénévoles et membres du comité d’animation culturelle étaient heureux de se retrouver lors de l’assemblée générale. Il faut dire que leur ultime rendez-vous remontait à fin septembre, au cours de la randonnée de four en four qui s’était déroulée sous un ciel maussade.

Année qui avait pourtant bien commencé avec le repas des bénévoles, suivi d’un week-end de travail avec Serge Valentin, conteur retenu pour assurer les Nuits de Marcolès 2020. Le 13 mars, une sortie de résidence avait même été organisée, avec Mireille de la compagnie « Plaisir d’offrir, de faire découvrir », venue finaliser son nouveau spectacle où rires et bonne humeur emplissaient la salle polyvalente.

Mais l’épidémie de Covid-19 et le confinement ont stoppé net l’ensemble des manifestations restantes.

Ne se résignant pas à vouloir passer un été sans aucune manifestation, les membres du comité ont alors concocté les Soirées d’été à Marcolès, jonglant entre soirées contées et spectacles de rues. Au nombre de six, ces soirées ont permis de sauver la saison. Et les comptes de l’association n’en ont pas souffert.

Aujourd’hui, malgré les incertitudes, et tout en restant à l’écoute des mesures gouvernementales, les membres ont des projets pour cet été. Si les traditionnels grands rendez-vous sont annulés, il n’en reste pas moins que Marcolès sera animé durant les deux mois estivaux. Un clin d’œil sera donné aux Nuits de Marcolès en juillet sur deux week-ends où trois conteurs viendront narrer des histoires dès la nuit tombante.

Et des soirées théâtre de rue auront lieu courant août, avec un spectacle en partenariat avec l’association Éclat et une sortie de résidence. Sans oublier une programmation restreinte la journée du 15 août en rappel du festival « Léz’arts de la rue ». La saison estivale se terminera le 26 septembre avec la randonnée de four en four.

Les bénévoles sont repartis satisfaits, constatant que le comité ne baisse pas les bras malgré les circonstances actuelles, et rassurés que la saison qui arrive sera animée.

Source: La montagne – Le comité d’animation culturelle s’adapte aux incertitudes


Vers une meilleure gestion du réseau et de la ressource en eau

Lors du dernier conseil municipal, les élus ont statué sur les comptes administratifs 2020 présentés par Christian Montin.

Budget principal : un excédent de fonctionnement de 256.625 € et un déficit d’investissement de 591.585 €. Budget de l’eau et de l’assainissement : un excédent de fonctionnement 43.807 € et un déficit d’investissement de 829 €. Budget de l’auberge : un excédent de fonctionnement de 5.946 € et un déficit d’investissement de 23.389 €. Budget du réseau de chaleur : un déficit de fonctionnement de 22.961 € et un déficit d’investissement de 24.480 €. Budget annexe de l’ensemble du Cassagnol : un excédent de fonctionnement de 17.532 € et un déficit d’investissement de 19.111 €. Budget annexe du lotissement : un déficit de fonctionnement de 36.860 € et un déficit d’investissement de 65.729 €.

Vers une télésurveillance du réseau d’eau potable

Suite à la procédure de régularisation cadastrale orchestrée par la commune depuis plusieurs années, les élus ont approuvé à l’unanimité la vente à des particuliers de deux chemins qui n’avaient plus fonction de desserte ni de voie de communication, au « Bex » et à « Blancou ».

La question d’adhérer à un groupement de commandes pour des travaux sur le réseau d’eau s’est ensuite posée, notamment après la mise en place par la commune d’un système de télésurveillance sur le réseau d’alimentation en eau potable qui garantira une meilleure gestion de la ressource en eau dans un contexte de sécheresse répétée. Ce groupement de commandes, qui permettra de réaliser des économies, sera coordonné par la communauté de communes et encadré par Cantal ingénierie et territoires.

En bref. Une visite de la forêt communale est programmée en présence de l’ONF. Le transfert à la commune de la Grange Guirbert a été acté devant notaire. Des bénévoles du CCAS ont accompagné plusieurs habitants vers le centre de vaccination de l’hôpital, dans le cadre de la campagne de vaccination contre le Covid-19.

Source: La montagne – Vers une meilleure gestion du réseau et de la ressource en eau


La MFR va créer un nouveau plateau technique

La Maison familiale rurale se développe. Pour l’accompagner dans le projet de créer un plateau technique pour dispenser des cours de maintenance de matériel agricole, une convention vient d’être signée avec ses partenaires.

Développer l’enseignement

Marc Piganiol, président de la Maison familiale rurale (MFR) de Marcolès, n’avait pas caché son ambition de faire de la MFR de la Châtaigneraie une structure stable économiquement, permettant d’autofinancer des projets de développement et d’accueillir plus d’élèves.

Ainsi, un des principaux projets était l’acquisition du garage Cantournet, qui était loué depuis plus de cinq ans et transformé en plateau technique afin d’y dispenser des cours de maintenance sur du matériel agricole. C’est dans ce cadre qu’une convention a été signée, entre le conseil régional, la communauté de commune de la Châtaigneraie cantalienne, la mairie et la Fondation Crédit Agricole, officialisant le soutien que chacun a apporté pour la réalisation de ce projet.

Le conseil régional a attribué en 2019 une subvention d’un montant de 107.630 € représentant 50 % de la somme d’acquisition du bâtiment ; la communauté de communes a alloué une aide financière exceptionnelle de 50.000 € ; l’aide de la Fondation du Crédit Agricole s’est montée à 15.000 €, et la mairie, en sus d’une subvention de fonctionnement annuelle consentie à la MFR d’un montant de 10.000 €, s’est engagée à sécuriser extérieurement le nouvel atelier.

Sous la direction de Gilles Malvesin, directeur depuis août 2019, l’établissement accueille à ce jour 90 apprenants, dont 25 en formation par apprentissage « Maintenance des matériels agricoles », en seconde et en Bac Pro, le reste de l’effectif étant réparti entre la 4 e et 3 e orientation de l’enseignement agricole, et surtout le Bac Pro CGEA « Conduite et gestion d’une exploitation agricole », qui est la formation dominante et obtient de bons résultats au baccalauréat.

D’autres projets significatifs sont également en cours. La MFR de la Châtaigneraie s’est engagée dans une démarche de certification qualité Qualiopi, qui lui permettra de devenir un CFA autonome au 31 décembre 2021, avec la gestion de ses propres contrats et formations. Mais aussi d’une labellisation « RSO 26000 », démarche intégrant les préoccupations sociales, environnementales et économiques dans ses activités et dans ses interactions au niveau de son terroir. D’autres formations sont à l’étude, en agro-équipement ou en lien avec le Plan châtaigne, en partenariat avec la Maison de la châtaigne de Puycapel à Mourjou.

Une journée portes ouvertes est programmée mardi 30 mars, sur rendez-vous.

Source: La montagne – La MFR va créer un nouveau plateau technique


Un reportage tourné à Marcolès sur France culture

Depuis 1991, Robert Milin, artiste éclectique, nourrit ses créations plastiques de rencontres improvisées ou calculées, de temps de partage, d’incursions dans les univers d’autrui.

Photographe, plasticien, narrateur, il excelle dans des genres divers. Amoureux de l’espace rural, mais aussi explorateur attentif de la vie citadine, Robert Milin a passé plusieurs étés à Marcolès, sous le charme de la cité castanhaïre.

« Alors que je marchais, au hasard sur le chemin, mon œil s’est arrêté sur une petite maison revêtue d’un crépi blanc. Pas une de ces grandes et belles maisons de maître, murs de pierre et toit de lauze, non ! Une modeste maison des années soixante. Une dame, déjà âgée, vêtue d’une blouse à motifs fleuris arriva vers moi. »

Voilà comment Robert Milin relate sa première rencontre avec Odette, la Dédée. L’artiste de passage et la vieille dame du pays sympathisent. Il propose de repeindre son portail. Elle hésite, elle accepte. Les conversations s’engagent, les confidences arrivent, l’amitié est au rendez-vous. Tout le petit peuple du hameau s’associe à l’aventure. L’appareil photo et l’enregistreur audio garderont la trace de tout ce vécu. Ainsi est née une œuvre narrative, mi-documentaire, mi-poétique qui sera diffusée aujourd’hui, de 22 heures à 23 heures sur France culture puis accessible en podcast sur le site de France culture dès le lendemain.

Cette création a reçu le soutien de la commune de Marcolès, de la Communauté de communes de la Châtaigneraie cantalienne et de la DRAC Auvergne Rhône-Alpes.

Source: La montagne – Un reportage tourné à Marcolès sur France culture


L’église Saint-Martin retrouve l’heure solaire tracée au XVIIIe siècle

Marcolès. L’église Saint-Martin retrouve l’heure solaire. Le temps qui passe et le temps qu’il fait avaient eu raison de lui. Le cadran solaire, tracé sur la façade sud de l’église au XVIII e siècle avait disparu à l’œil des visiteurs de la cité médiévale.

Il ne restait que quelques traces et quelques tracés sur un grand panneau enduit sur la façade. Traces et tracés que le savoir-faire averti de Didier Benoit, gnomoniste à Carmaux, dans le Tarn, a su révéler pour restaurer un cadran solaire très proche de l’original.

La justesse des tracés, l’élégance et la sobriété des décors, la précision des calculs ont permis la validation du projet par le service départemental de l’architecture et du patrimoine, s’agissant d’un édifice inscrit à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques.

« Vous avez la chance, à Marcolès, de disposer maintenant d’un cadran très conforme à l’original, fidèle aux calculs du cadranier qui l’imagina au XVIII e siècle, afin d’ajuster l’heure que dispensait l’horloge du clocher », précise Didier Benoit.

Cette restauration a été voulue conjointement par la municipalité qui a conduit les démarches dévolues au maître d’ouvrage, et par l’association des Amis de l’église Saint-Martin qui assurera le financement du reste à charge.

Source: La montagne – L’église Saint-Martin retrouve l’heure solaire tracée au XVIIIe siècle


Le comité d’animation culturelle réfléchit aux animations

Chaque été, la commune de Marcolès s’anime avec notamment deux grands rendez-vous culturels. Les membres du comité d’animation préparent ces animations. Ou d’autres si la situation sanitaire ne le permettait pas.

Un été animé, quoi qu’il arrive

Le comité d’animation culturelle de Marcolès ne se résigne pas. En 2020, Les Nuits de Marcolès et le festival Lez’arts de la Rue ont dû laisser la place à des Soirées d’Été, permettant ainsi à quatre conteurs et trois compagnies de théâtre de rue de proposer des soirées créatives et conviviales au cœur de la Petite cité de caractère®.

Pour renouer avec la culture

Mais, qu’en sera-t-il en 2021 ? Ces deux grands rendez-vous de l’été pourront-ils être à nouveau à l’affiche ?

C’est dans ce contexte préoccupant que les membres du comité se sont retrouvés pour réfléchir collectivement et repenser aux animations estivales qui pourraient faire que Marcolès résonne à nouveau aux paroles des conteurs et aux prestations des compagnies de la rue, pour le plus grand bonheur de tous, artistes, bénévoles et public.

Toutefois si la situation sanitaire ne le permettait pas, une proposition alternative a déjà été imaginée en reconduisant peut-être les Soirées d’été, etou en programmant des fins de semaines culturelles. Quoi qu’il en soit, chacun a exprimé sa volonté de retrouver une expression artistique de qualité pour enrichir l’été marcolésien et ainsi permettre aux artistes de retrouver leur public.

Grâce aux concours financiers de la DRAC, de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, du département du Cantal, de la Communauté de communes de la Châtaigneraie cantalienne et de la mairie de Marcolès, le comité est prêt à remobiliser ses bénévoles pour renouer avec les grands rendez-vous culturels de Marcolès.

Source: La montagne – Le comité d’animation culturelle réfléchit aux animations


Une nouvelle entreprise pour l’entretien des espaces verts

Marcolès. Une nouvelle entreprise marcolèsienne. Pierre Delorme et Jean-Paul Cassagne se sont installés il y a un an, où ils viennent de créer leur nouvelle entreprise « SAS Pierre et Jean-Paul », pour l’entretien des espaces verts, parcs et jardins.

Ponctuel ou à l’année

« Notre prestation rentre dans le cadre du service à la personne et nous venons d’obtenir l’agrément qui permet aux particuliers qui le souhaitent de bénéficier d’une réduction ou un crédit d’impôt sur le revenu de 50 % des sommes versées, pour le paiement de services à la personne. Les prestations concernées portent sur tous les travaux de jardinage et d’entretien général des jardins : taille de haie, tonte et entretien des pelouses, désherbage et entretien de massifs, débroussaillage… Nous pouvons effectuer des devis gratuits sur demande ; nous proposons des contrats ponctuels ou annuels. »

Dès l’arrivée du printemps, les deux entrepreneurs devraient avoir du travail pour embellir les jardins en éveil de leurs clients.

Contacts. SAS Pierre et Jean-Paul, 25, route du Puy-des-Fourches, à Marcolès ; tél. 06.81.64.47.36, ou au 06.37.07.44.17 ; pierreetjeanpaul@gmail.com.

Source: La montagne – Une nouvelle entreprise pour l’entretien des espaces verts


L'Arche du bonheur, un lieu de paix à Marcolès (Cantal) où les animaux peuvent tourner la page d'un passé tumultueux

L’Arche du bonheur est un écrin de Cantal qui héberge des petits animaux d’élevage et d’agrément, blessés par l’homme ou la vie. Ils peuvent reprendre pied et y couler des jours tranquilles, sous la houlette de Doriane Ganczarczyk, qui a monté ce nouveau projet à la force de ses convictions.

Des animaux sauvés de mains maltraitantes, de l’abattoir, de la rue, de l’abandon… L’Arche du bonheur, à Marcolès dans le Cantal, est une version des temps modernes de l’arche de Noé. Première arrivée de l’année, une oie, rescapée des agapes des réveillons, a rejoint le jars recueilli il y a quelque temps avec une aile luxée. Désormais guéri, il avait besoin de la compagnie d’une congénère.

La ressemblance avec le bateau biblique, qui accueille un couple de chaque espèce animale terrestre, s’arrête là. À la tête de ce refuge, installé en Châtaigneraie, et géré par son association les Guides du bonheur, Doriane Ganczarczyk s’est spécialisée dans le sauvetage des petits animaux de ferme et d’agrément.

Soixante-six pensionnaires

Lamas, chèvres, moutons nains, cochons, poneys… Ils sont 66 à refaire leur vie, en toute tranquillité, dans ce parc de près de huit hectares qui se partagent entre des espaces arborés, des prés et de la friche. Une ménagerie métissée qui cohabite sans problème comme si tous avaient conscience d’avoir, en franchissant les portes de ce refuge, laissé le pire derrière eux. Deux jours ont suffi à Minnie, une génisse naine, pour s’acclimater à son nouvel environnement et ses nouveaux compagnons. « C’est compliqué de changer d’endroit, de découvrir d’autres animaux… », indique la responsable pour rappeler le cheminement à débuter.

Redonner confiance

Mal née, cette mini-vache salers, race bovine du Cantal, n’était pas vouée à aller loin. « Elle s’est battue pour vivre. Handicapée, elle ne parvenait pas trouver sa place dans le troupeau qui la rejetait. L’éleveur, qui la nourrit au biberon, s’y est attaché et ne voulait pas la mettre à l’abattoir alors qu’elle, elle s’est battue pour vivre », raconte Doriane.

C’est leur vétérinaire commun qui les a mis en relation. Si l’éleveur a eu un pincement au cœur au moment des adieux, à la veille de Noël, passé la peur de l’inconnu, la salers a vite trouvé ses marques au refuge. Dans ce lieu calme et préservé, tout est mis en œuvre pour soigner, rééduquer, redonner confiance à ces êtres et leur permettre de retrouver la force de vivre.

Des sauvetages poignants, parfois

Si certains sauvetages sont l’occasion de belles rencontres, d’autres sont poignants, comme celui du lama Yago. « Je l’ai récupéré à la suite du décès de son propriétaire. Il était à l’abandon depuis trois ans. C’était une catastrophe. Il avait trois ans de laine sur le dos, les dents qui dépassaient de la bouche, les ongles des pieds qui se chevauchaient. Il a accompagné son propriétaire en fin de vie et quand il est arrivé ici, pendant deux mois, il est resté couché, à pleurer, il ne mangeait pas. Je pensais qu’il ne passerait pas l’hiver, cela fait un an maintenant, il est très en forme. Il fait bêtise sur bêtise en ce moment, c’est qu’il va bien. » Âgé de 20 ans, le camélidé a retrouvé une nouvelle jeunesse, disent, amusés, ceux qui le voient faire aujourd’hui.

Habitée depuis toujours par cette cause, la présidente des Guides du bonheur ne se résout pas à la souffrance de ces animaux. Certains regards continuent de la hanter longtemps.

« On voit dans leurs yeux tout ce qu’ils ont subi. C’est ce que je regarde en premier. Tant qu’il y a un peu de lumière, il y a de l’espoir. Quand il n’y a plus rien, quand leur regard est éteint, c’est bouleversant. Plus que l’aspect physique, que l’on remet en état. En revanche, s’ils ne reprennent pas goût à la vie, on ne peut pas faire grand-chose. »

Leurs besoins naturels et fondamentaux, une priorité

La responsable du refuge déploie des quantités de petits soins, d’attention, de cajoleries pour remettre d’aplomb les nouveaux arrivants. De l’alimentation à volonté, de l’espace, de la liberté, de la sécurité… Elle a aménagé le terrain de manière à répondre à leurs besoins physiques mais aussi émotionnels. » Elle juge essentiel que « les animaux soient au minimum deux » par espèce. De manière à se stimuler pour s’accoutumer au nouvel habitat, retrouver les tendances primitives. Néanmoins, pas question de forcer les choses. « Certains n’interagissent pas avec d’autres. Il y a des solitaires. Il faut les laisser vivre leur vie d’animal », estime la créatrice du refuge, vivant pour l’instant de dons essentiellement et des recettes des visites.

Observer pour comprendre

Prendre le temps de les connaître, de comprendre leur état, leur fonctionnement, Doriane Ganczarczyk a toujours eu ce souci et continue de perfectionner ses connaissances. Cette comportementaliste équin s’appuie aussi sur les thérapies comportementales et cognitives humaines auxquelles elle s’est formée pour accompagner au mieux son enfant porteur d’autisme. « L’éthologie animale et les méthodes ABA (Analyse appliquée du comportement) en autisme ont des concordances scientifiques. On reste dans une logique d’observation de l’animal, de ses réactions… Quand je reçois une espèce que je ne connais pas, je me rapproche de professionnels, je lis… »

Un lien pas comme les autres

Au-delà de ses compétences et de son expérience, cette cavalière a un sens de la psychologie animale, qui s’est révélé tôt. « Plus jeune, j’étais dans un club équestre qui préparait les animaux pour des marchands d’équidés. Les chevaux qui arrivaient, avaient un passé plus ou moins compliqué, certains avaient été frappés, l’éducation par la dominance, dans toutes les espèces, c’est une horreur. C’était des bêtes difficiles. J’étais désignée d’office, pour les monter. J’ai un côté calme. Quelque chose faisait qu’ils ne me mettaient pas par terre. Je me suis intéressée au pourquoi des choses. »

Mieux se connaître aussi

À force d’observation, de pratique, elle fait un constat définitif : « Quand l’animal se braque, c’est parce qu’on fait quelque chose qui le pousse à se mettre en opposition ». Et elle comprend qu’il faut « travailler sur l’antécédent qui a déclenché ce comportement et non pas le comportement lui-même ». Elle en tire aussi une leçon de vie : savoir se remettre en question. Ce qui va l’aider à se dépasser face aux difficultés et trouver sa place à un moment où elle se préférait à la marge de cette société et ses injonctions absurdes.

« Ils reflètent ce que vous êtes »

C’est bien auprès des animaux, que cette quadragénaire se sent le mieux. « J’ai l’impression qu’on veut me faire entrer dans un moule carré alors que je suis ronde. À un moment, il faut prendre du recul, réfléchir à ce que l’on veut être, se recentrer sur ses besoins. Les animaux n’attendent rien, ils se fichent que vous soyez maquillée, que vous portez un pantalon à la mode. Cela vous fait prendre la mesure de ce que vous êtes car ils vous jugent par rapport à ce que vous êtes, bon, gentil… Si vous êtes énervé, ils vous fuient. Les animaux, c’est le miroir de l’âme, ils reflètent ce que vous êtes. »

Une énergie communicative

Il y a sept ans, cette ancienne cadre, toujours en stress pour atteindre ses objectifs, achetait ce terrain, entre Marcolès et Roannes-Saint-Mary. Un coup de cœur pour ce lieu qui libère une énergie vibratoire selon elle. Cette battante surmonte alors divers obstacles, seule, pour créer une pension de chevaux sur le principe du paddock paradise, où priment, là encore, les besoins comportementaux et physiologiques du cheval, avec une intervention de l’homme très limitée. Un projet innovant dans le Cantal mais qui ne rencontre pas son public, alors elle l’oriente vers une mini-ferme pédagogique.

A Marcolès, les animaux sont des Guides du bonheur

La protection animale, une évidence

Mais celle qui s’élève contre les injustices, depuis toute petite, s’est rendue à l’évidence : ce qui l’anime, c’est d’œuvrer en faveur du respect et de la protection animale. Toutefois, elle ne se situe pas dans le débat sur la consommation de viande, estimant qu’il relève d’un choix propre à chacun. En 2017, on la contacte pour récupérer deux chèvres en détresse. Elles sont accueillies à bras ouverts, et s’épanouissent dans leur rôle de tondeuse naturelle. D’autres bêtes les ont suivies dans ce sanctuaire réservé aux petits animaux d’élevage et d’agrément.

« Revenue à l’essentiel »

En attendant l’agrément définitif pour son refuge, demandé en novembre dernier, et des bénévoles pour lui prêter main-forte, Doriane Ganczarczyk a le sentiment de sortir grandie de cette aventure. « Le contact avec les animaux apporte une plénitude. On arrive à trouver un équilibre, un lâcher prise. Ils m’apportent tellement, je leur offre une belle vie, ils me donnent autant. On a une vie en harmonie. Tous ceux qui viennent au refuge, le ressentent. J’ai changé ma vision des choses. Aujourd’hui, je ne me laisse plus déstabiliser pour un rien. Je suis revenue à l’essentiel. L’animal nous remet à notre juste place. »

Médiation animale et visites guidéesL’Arche du bonheur (les Ecuries du Mézane) est un espace de vie et d’échanges. Doriane y accueille et pratique la médiation animale auprès de différents publics, les personnes âgées vivant en Ehpad, les personnes handicapées vivant dans des structures adaptées, les écoles…Aux familles, elle propose des visites guidées privées, du lundi au dimanche, sur réservations uniquement. Ces visites se font en petit comité, car Doriane les conçoit comme des temps d’échanges sur le bien-être animal et de sensibilisation aux animaux, êtres d’émotions. D’autres services sont détaillés sur le site internet et la page Facebook de l’association les Guides du bonheur (06.88.22.66.94).

 

Photos Jérémie FulleringerChemcha Rabhi

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Renaud Darmanin, chef étoilé basé à Marcolès (Cantal), s'essaye à la cuisine gauloise pour un documentaire

Pour les besoins d’un documentaire, Renaud Darmanin, de l’Auberge de la tour, à Marcolès (Cantal) s’est essayé à la gastronomie gauloise. Pendant une semaine, une équipe de tournage a filmé ses gestes et découvertes autour de plats locaux, de saison, basés sur des méthodes ancestrales de préparation.

Cuisiner, c’est son métier, sa passion. Mais préparer un menu avec les techniques de cuisson et les ustensiles de l’époque gauloise, c’était un véritable défi. Renaud Darmanin, chef étoilé du Cantal, a accepté de relever ce nouveau challenge, initié par Arnaud Dumé, réalisateur. Le jeune homme a souhaité lancer une collection documentaire à propos de la cuisine ancestrale.

Le film autour de l’Auberge de la tour à Marcolès, le restaurant de Renaud Darmanin, portera sur l’époque gauloise (*). « La cuisine de Renaud tournait déjà autour de la cueillette, des produits locaux et de saison, c’était évident de travailler avec lui sur ce projet », lance Arnaud Dumé. Évident aussi quand on connaît la force de travail et le dynamisme du chef.

Estelle Lévêque

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La Petite cité de caractère® à l’honneur

Répondant à l’invitation de Christian Montin, maire de Marcolès et président régional de l’association des Petites cités de caractère®, Brice Hortefeux, conseiller spécial auprès du président de Région, s’est rendu à Marcolès. Entouré d’élus régionaux, départementaux et locaux, le député européen a visité la petite commune et découvert la politique de restauration entreprise depuis plus de 25 ans par la commune.

Un travail de mise en valeur du patrimoine

« Un très bel exemple de ce qui a été fait et qu’il faut faire pour mettre en valeur notre patrimoine », selon lui. C’est dans ce que contexte qu’il a évoqué le dispositif régional « Villages remarquables » ayant « comme objectif, à terme, la labellisation d’une centaine de villages ». Ce programme permettra également de développer une politique touristique par la création d’une route régionale des villages référencés (*).

Le dispositif se compose de deux appels à projet. Le premier concerne les villages déjà détenteurs d’un des deux labels et qui souhaitent améliorer la qualité de leur environnement patrimonial et maintenir leur référencement national. Ils peuvent obtenir des subventions à hauteur de 50 %, jusqu’à 200.000 €. Le second vise les villages non référencés mais désireux d’obtenir un des deux labels en s’engageant dans un projet pluriannuel. L’aide est de 50 % jusqu’à 300.000 €. La commune de Marcolès a bénéficié à ce titre d’une subvention de 80.711 € en 2019.

Brice Hortefeux a également présenté le « Bonus relance ». Une vingtaine de dossiers ont déjà été déposés pour la Châtaigneraie cantalienne.

Il rappelait que la finalité était de « mettre le maire au cœur de l’action et de recréer le lien de proximité entre l’élu local et le Conseil régional ».

(*) En région AuRA, 59 villages sont labélisés Petites cités de caractère® ou Plus beau village de France et 46 supplémentaires à avoir déposé un dossier.

Source: La montagne – La Petite cité de caractère® à l’honneur


Un exercice 2019 satisfaisant pour l’ADMR de l’Enseigne

Marcolès. Un exercice 2019 satisfaisant. L’assemblée générale de l’ADMR de l’Enseigne, s’est tenue à la salle polyvalente. L’activité est en hausse de 12 %. 26.618 heures ont été réalisées (soit 2.900 de plus qu’en 2018) auprès de 208 usagers et les salariées ont parcouru 150.333 km soit 5,33 kmheure.

Le bilan financier est excédentaire aussi bien pour la vie associative que pour le service aide à domicile. Après affectation des résultats, il reste à l’association un bénéfice net de 14.795 €. Le service de télégestion mis en place en novembre 2019 est satisfaisant, le logiciel calcule le temps de déplacement, les kilomètres parcourus, le temps de travail et, depuis juillet, les salariées reçoivent leur planning sur le smartphone qui leur a été attribué.

Des élections ont eu lieu au conseil d’administration : Mme Courchinoux remplace Mme Charmes dans les représentants du personnel. En ce qui concerne les autres membres, renouvelables, ils étaient tous candidats et ont été confirmés dans leurs attributions.

Source: La montagne – Un exercice 2019 satisfaisant pour l’ADMR de l’Enseigne


L’histoire de Marcel Souquières, illustrée dans un livre écrit par sa sœur, vient de paraître

Yvette Souquières a sorti un nouveau livre Marcel Souquières, son Algérie 1959-1961 , sur l’histoire de son frère, Marcel Souquières, un soldat envoyé en Algérie.

Une mission en Algérie méconnue

Ce livre retrace l’histoire de Marcel Souquières, simple soldat qui, après avoir fait ses classes au 92 e à Clermont-Ferrand, a été envoyé en Algérie avec pour mission officielle : « maintien de l’ordre et pacification ».

Affecté au sein du 3 e Bataillon de Zouaves, cantonné à Souk-Ahras, il doit assurer la surveillance de la ligne de chemin de fer électrifiée (ligne Morice), qui longe la frontière entre l’Algérie et la Tunisie entre Bône-Tébessa. Ainsi, dans un premier temps, et durant quatre mois, il va escorter les trains de voyageurs et de marchandises, installé dans un wagon blindé.

Photos d’époque

Puis, avec un camarade, il est envoyé quatre mois à Constantine pour y suivre une formation d’opérateur radio-morse. À son retour, il est déployé en qualité d’opérateur radio à Tébessa, où il ne restera que quatre mois, ses quatre camarades soldats ayant disparus tragiquement lors d’un accident. La deuxième année sur le sol algérien, il la passera dans une draisine afin d’effectuer des missions nocturnes de surveillance pour détecter les mines posées sur les rails par les Algériens du FLN, avant le passage du train.

Rentré en France, Marcel Souquières n’a jamais évoqué ce temps passé en Algérie, bien que n’ayant jamais pris part directement au conflit. Mais la mission de surveillance de cette ligne de chemin de fer était importante car elle avait pour conséquence d’empêcher, ou tout du moins, de ralentir le réapprovisionnement d’armes venues de Tunisie. Aujourd’hui, suite aux recherches de sa sœur, il en parle plus aisément.

Le livre d’Yvette Souquières, Marcel Souquières, son Algérie 1959-1961, illustré de nombreux clichés d’époque, est en vente (15 €) auprès de l’auteur. Tél. 04.71.64.78.54.

Source: La montagne – L’histoire de Marcel Souquières, illustrée dans un livre écrit par sa sœur, vient de paraître