Adepte des méthodes douces pour les chevaux, Doriane Ganczarczyk vient d’ouvrir ses Ecuries du Mézane

A la tête des Ecuries du Mézane, Doriane Ganczarczyk accueille des chevaux en pension en Paddock paradise à Marcolès.

Le paradis des chevaux à Marcolès

Le bien-être des chevaux. C’est la principale préoccupation de Doriane Ganczarczyk. La jeune femme a installé ses Ecuries du Mézane, sur la commune de Marcolès à la limite de Roannes-Saint-Mary, voilà deux ans.

Des écuries conçues sur le modèle du Paddock paradise. Doriane est une des rares en France (la première dans le Cantal) à s’être inspirée de ce concept venant des États-Unis, mis au point par Jaime Jackson. « C’est un système qui remet les chevaux en condition naturelle, résume Doriane Ganczarczyk. Il répond à trois de leurs besoins naturels : une alimentation à volonté, le déplacement et la vie en troupeau ». Sur le terrain de 9 hectares qu’elle a acquis en 2013, l’agricultrice a aménagé des pistes de trois à cinq mètres qui font le tour de parcelles où se trouvent le garde-manger (foin, herbe sèche…), des abreuvoirs et des abris. Ces terrains, à la nature des sols variée, agissent comme des stimulus et incitent les chevaux, évoluant pieds nus et en troupeau, à se déplacer pour assouvir leurs besoins à leur rythme naturel.

A leur rythme naturel

Cet aménagement a été pensé pour développer leur bien-être physique, sanitaire et mental. « Le cheval vit mieux et en bonne santé. Ils sont comme nous, si vous passez votre temps à manger des frites devant la télé sans faire de l’exercice, vous ne serez pas en bonne santé », image Doriane.

A leur arrivée, les chevaux ont besoin d’un temps d’adaptation. « Au début, ils décompressent. Il faut leur laisser le temps de se faire à ce changement, à la vie en troupeau alors qu’ils vivaient en box, d’apprendre à se rationner alors qu’ils mangeaient trois fois par jour. Il faut leur laisser le temps de retrouver des repères. Il faut les déconditionner de ce qu’ils ont vécu. Et les reconditionner dans du positif pour leur permettre de retrouver leur état naturel. Ce sont des animaux de grands espaces ». Un travail de longue haleine pour la spécialiste qui opère avec la plus grande douceur. Sans brusquer l’animal et en respectant ses habitudes. « Je fais aussi de l’accueil de chevaux à la retraite. J’en ai deux qui vivaient en intérieur. La nuit, le troupeau dort dehors et dispose d’abris. Il m’arrive de rentrer l’un de ces chevaux âgé de 30 ans. Et de lui mettre sa couverture… ».

Actuellement, le Paddock paradise accueille une dizaine de chevaux et la propriétaire, qui propose aussi de la pension en box, espère doubler l’accueil.

Titulaire d’un brevet de technicien agricole élevage équin et d’un BTS ACSE (analyse et conduite de systèmes d’exploitation), Doriane, cavalière, a travaillé durant quinze ans dans le monde équestre, dont dix ans dans la compétition. Sa « fascinante » rencontre avec un « chuchoteur » va alors remettre en cause tout ce qu’elle a appris en équitation classique. Elle se passionne et se forme aux méthodes comportementales et cognitives chez les chevaux. Puis s’intéresse aussi à l’autisme : « Ce sont les mêmes bases scientifiques que l’éthologie… »

Après avoir été manager dans un magasin de sport à Aurillac, durant six ans, la jeune femme, installée dans le Cantal en 2000, a mis entre parenthèses sa vie professionnelle pour élever ses deux enfants. Mais, le cheval lui manquant trop, elle décide de remonter en selle et de fonder sa propre écurie. « C’est maintenant qu’il fallait le faire », confie celle qui œuvre à la quiétude des chevaux. Ils le lui rendent bien : « Ils sont nécessaires à mon bien-être ! ».

Source: La montagne – Adepte des méthodes douces pour les chevaux, Doriane Ganczarczyk vient d’ouvrir ses Ecuries du Mézane

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