Neuf candidats à l’installation ont suivi la dernière session « Devenir chef d’exploitation »

Un mois au contact du monde agricole

Neuf futurs agriculteurs (en lait, viande et système mixte) viennent d’achever la formation « Devenir chef d’exploitation agricole » proposée par les Jeunes agriculteurs avec l’appui, pour cette session, de la Maison familiale rurale de Marcolès. « Cette formation, qui s’inscrit dans le parcours à l’installation du candidat, dure un mois. Elle peut remplacer un mois de stage en exploitation (sur les deux mois initialement prévus) », précise Denis Boudou, président des Jeunes agriculteurs (JA) de Maurs et responsable de cette formation.

Immersion

Durant ces quatre semaines, les stagiaires sont immergés dans le monde agricole. Visites de structures professionnelles (coopératives, syndicat, marché au cadran, Paris, Bruxelles…) et rencontres avec les responsables d’organisations professionnelles sont au programme. « L’objectif est de leur ouvrir l’esprit. Car l’agriculture, ce n’est pas rester au cul des vaches, c’est tout un ensemble auquel il faut s’ouvrir et participer », explique le responsable Jeunes agriculteurs.

Le fait de toucher du doigt l’agriculture et ses différentes facettes a fait l’unanimité chez les futurs installés. « Des compétences, des filières qualités, ce que l’on peut faire au niveau du territoire, ce que l’on peut faire pour améliorer nos produits… » Autant de découvertes motivantes pour Nicolas Galvaing, qui envisage de s’installer en Gaec avec ses parents sur l’exploitation laitière familiale à Verchalles, sur la commune de Vebret. Pour cela, il souhaite augmenter le troupeau et donc le volume de production. De plus, il compte développer l’activité touristique de la ferme familiale, partie à laquelle sont également associés son oncle et ses grands-parents. « Cette formation permet d’appréhender son projet par différentes étapes, de l’analyser dans sa globalité et de le situer à l’échelle d’un territoire ».

Même intérêt pour Jérémie Croute, venu de Lacapelle-del-Fraysse, qui souhaite s’installer avec ses parents en système allaitant. Le jeune homme, titulaire d’un BTS et habitué des stages, a été séduit par cette formule. « Cette formation m’a permis d’avoir une vision des filières courtes. Je me suis rendu compte que l’on ne savait pas vraiment pas ce qu’il advenait de nos produits ».

Et si la formation n’a pas eu d’impact direct sur le projet d’installation de Jérémie, elle a en revanche orienté celui de Léa Rochefort. La jeune femme, partie pour faire du broutard salers croisé charolais pour l’exportation, songe désormais à produire du veau de lait sous la mère. « Je me suis rendu compte qu’il n’y avait de production locale alors qu’on a un abattoir à Aurillac », a-t-elle pu constater au cours de cette formation. Et la valeur ajoutée du produit a fini de la convaincre.

« L’agriculture, ce n’est pas rester au cul des vaches »

Seule candidate non issue du monde agricole, la jeune femme, titulaire notamment d’un bac pro CGEA (Conduite et gestion de l’exploitation agricole) suivi par correspondance, a été séduite par cette formation « enrichissante » à plus d’un titre. « C’est totalement différent d’un parcours scolaire, c’est plus vivant, plus professionnel. Pour moi, c’était un milieu inconnu. J’ai pu rencontrer des gens dont je pourrais avoir besoin ». Et Léa Rochefort va conserver précieusement les cartes de visite collectées durant ce mois.

La prochaine session aura lieu en février. Il reste encore des places. Entièrement prise en charge, cette formation « Devenir chef d’exploitation agricole », qui a une page Facebook, est gratuite. Renseignements et inscriptions auprès des Jeunes agriculteurs au 04.71.45.55.67.

Source: La montagne – Neuf candidats à l’installation ont suivi la dernière session « Devenir chef d’exploitation »

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